Paysages: le Hohwald

 

Une journée froide. Un peu de soleil en plaine, mais les nuages restent souvent accrochés aux sommets. Il a neigé dans la nuit en montagne, pour la première fois cet hiver, juste un léger saupoudrage, qui ne résiste cependant pas longtemps à la relative douceur du sol qui garde encore en mémoire la tiédeur de l'automne particulièrement long et clément cette année. Tout est calme dans les vastes forêts qui entourent le village, et la nature semble engourdie par les premiers frimas.

Rapide détour par le Champ du Feu juste après, quelques 400 mètres plus haut. L'hiver par contre est bien présent là-bas. La neige recouvre légèrement le sol, le vent froid rabat des volutes de brouillard givrant, les hêtres, les sapins, les épicéas, les myrtilliers, les herbes, tous en profitent pour se déguiser d'habits de glace que les rafales font chanter. Le contraste est saisissant avec les forêts plus bas vers le Hohwald, qui du coup paraissent alors d'autant plus vivantes et accueillantes, mais n'ayant pourtant elles-mêmes à leur tour rien de comparable avec la gaïeté de la forêt de Rodern, prise en photo quelques jours plus tôt à peine. Mais là comme ailleurs, et partout où ça n'est pas déjà fait, l'hiver ne tardera plus à figer la nature dans son étreinte glaciale.